Techniques spécifiques :

Récupération d'eau de pluie

L’eau potable devenant une ressource de plus en plus rare et de plus en plus chère, la récupération des eaux de pluie permet, quand elle est possible, de réduire les consommations d’eau.



En Auvergne, la pluviométrie moyenne est de 920 mm/an (source Dreal Auvergne), soit 920 litres par mètre carré par an. Le potentiel de récupération d’eau de pluie est donc important. 

Utilisation de l’eau de pluie 


Les eaux pluviales récupérées peuvent servir :
• Pour un usage extérieur (arrosage, lavage de véhicule, stockage incendie...),
Pour un usage intérieur (chasse d’eau, lavage du linge sous certaines conditions).

 Il est interdit d’utiliser l’eau de pluie pour la consommation humaine et pour l’hygiène corporelle. 

Principe de fonctionnement des récupérateurs d'eau de pluie


La pluie tombant sur la toiture de l’habitation est canalisée par les gouttières. Elle est ensuite filtrée puis acheminée vers une cuve en béton ou en polyéthylène qui peut être extérieure (enterrée ou non) ou intérieure (cave, sous sol…). L’installation est complétée par un robinet de soutirage et par un système d’évacuation du trop plein.

En cas d’utilisation intérieure (toilettes, lave-linge), une pompe permet de distribuer l’eau de pluie dans un réseau spécifique qui doit être indépendant du réseau d’eau potable. Une signalisation doit mentionner que cette eau n’eau pas potable. Il faut aussi prévoir un appoint en eau potable en cas d’assèchement de la cuve. Enfin, un compteur doit être installé pour évaluer la quantité d’eau pluviale rejetée dans le réseau d’évacuation afin de calculer la taxe d’assainissement correspondante.

Mise en œuvre des systèmes de récupération d'eau de pluie


Le dimensionnement de la cuve est important. Il dépend de la pluviométrie locale, des besoins en eaux en fonction des usages et de la surface de toiture.

La mise en œuvre est beaucoup plus complexe en cas d’utilisation intérieure (toilettes, lave-linge). En effet, il faut veiller à la séparation des deux réseaux eau de pluie / eau potable pour éviter toute contamination. De plus, l’eau pluviale doit subir un prétraitement (dispositif de filtrage inférieur ou égal à 1 mm).
Il est donc vivement recommandé de faire appel à un professionnel qualifié.

 Réglementation sur la récupération d'eau de pluie


L’arrêté du 21 août 2008 encadre la récupération des eaux de pluie et leur usage à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments. Entre autres consignes, il interdit tout usage de l’eau de pluie pour la consommation humaine.
En cas de raccordement d’un lave-linge à un réseau d’eau pluviale (autorisé à titre expérimental uniquement), l’installateur doit conserver la liste des installations et doit fournir une « fiche d'attestation de conformité » établie à la mise en service de l’installation.

L’utilisateur a une obligation d’entretien et de vérification du système, et doit tenir à jour un carnet sanitaire. Il doit également faire une déclaration d’usage en mairie pour que soit établie la taxe d’assainissement pour les eaux pluviales qui vont réintégrer le circuit d’assainissement classique et donc augmenter la charge à traiter en station d’épuration. 

Principal avantage de la récupération d'eau de pluie :
• Permet de récupérer un volume important d'eau
 pluviale "gratuite", et donc de réaliser des économies sur la consommation en eau potable.
 

Principaux inconvénients de la récupération d'eau de pluie :
• En cas d'une utilisation intérieure (toilettes, lave-linge), l'installation est complexe et coûteuse à réaliser
En cas d'une utilisation intérieure, il faudra payer des frais de maintenance de l'installation ainsi que la taxe d'assainissement sur l'eau pluviale rejetée aux égoûts.


Aides financières pour l'installation d'un système de récupération d'eau de pluie


L’installation d’un système de récupération d’eau de pluie peut donner droit, sous certaines conditions, à des aides financières (voir rubrique Aides en Auvergne).

Normes et qualifications concernant la récupération d'eau de pluie


Pour être sûr de la qualité de mise en œuvre, il est recommandé de faire appel à un professionnel qualifié. Les appellations «QualiPluie» et  «Quali'eau » permettent aux entreprises certifiées
d'attester la qualité de mise en oeuvre des installations
(
voir rubrique Qualifications, labels).

 

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